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Gad Elmaleh explique pourquoi il n’a toujours pas la nationalité française et ne pourra donc pas voter


L’humoriste et acteur est « reconnaissant » envers la France, un de ses pays de résidence, mais hésite encore à se faire naturaliser


Cela a de quoi en surprendre plus d’un : Gad Elmaleh n’est pas citoyen français. Le comédien, né en 1971 à Casablanca, est en effet marocain de naissance et canadien d’adoption depuis les années 1990. Malgré son immense succès dans l’Hexagone, où il est actuellement en tournée pour son nouveau spectacle, Lui-même, il ne dispose toujours pas de passeport français.


S’il a déjà essayé d’en faire la demande par le passé, le processus a eu raison de ses efforts. « J’avais commencé les démarches il y a quelques années mais c’est trop laborieux, j’ai laissé tomber », a-t-il confié dans une interview publiée hier dans La Tribune dimanche .


« La seule chose que je n’ai pas »


Issu d’une famille juive marocaine et d’une fratrie proche de son milieu artistique – son frère Arié étant acteur et chanteur et sa sœur Judith, auteure et metteur en scène – Gad Elmaleh s’est dit fier de son statut et reconnaissant envers la France pour ses opportunités. « J’adore mon statut d’immigré. Et, comme mes parents, je suis infiniment reconnaissant envers la France, c’est elle qui m’a permis de travailler et d’avoir du succès », a-t-il ainsi affirmé. « J’ai une carte de séjour, je paie mes impôts en France, je bénéficie des avantages qui en découlent comme la Sécurité sociale. »


Quant au droit de vote, c’est « la seule chose que je n’ai pas », admet-il. Or, le comédien n’a évidemment pas échappé aux questions découlant de l’actualité politique turbulente, inévitables ces jours-ci à l’approche des élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains. Gad Elmaleh ne pourra pas se présenter aux urnes, mais ça ne l’empêche pas de « [s] e demander pour qui [il] voterai [t]. »


S’il se montre d’ordinaire prudent sur ses opinions politiques, le comédien a évoqué lors de l’entretien son « opposition aux partis extrémistes » et son inquiétude face à l’antisémitisme et aux répercussions de l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre dernier et des affrontements qui en découlent. « L’antisémitisme doit être le problème de tous », a-t-il ainsi déclaré.

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