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Dua Lipa demande un cessez-le-feu et la fin du « génocide » sur Gaza


La chanteuse dénonce « les enfants brûlés vivants » après l’attaque sur un camp de réfugiés à Rafah par l’armée israélienne


Qualifié de « tragique accident » par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le bombardement récent d’un camp de réfugiés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, ne passe pas. Si l’ONU s’est réunie « en urgence » après les frappes qui ont fait 45 morts et 249 blessés d’après le ministère de la Santé du Hamas, une image a fait le tour de la Toile dans le monde entier avec le slogan « All eyes on Rafah » (tous les yeux tournés vers Rafah, en français).


Dua Lipa a elle aussi relayé le slogan, ajoutant son propre texte dans une Story Instagram.


« Rien ne peut justifier de brûler vifs des enfants. Le monde entier est mobilisé pour arrêter le génocide israélien. S’il vous plaît, montrez votre solidarité à Gaza », a-t-elle écrit à ses plus de 88,2 millions d’abonnés sur le réseau social.


L’interprète de Houdini a ajouté en hashtag « Artists4Ceasefire », l’association américaine des artistes demandant un cessez-le-feu à Gaza, ce qu’elle réclame également. « Cessez-le-feu permanent maintenant », a-t-elle ajouté en lettres majuscules.


La chanteuse avait déjà signé en octobre une lettre publique d’artistes adressée au président des États-Unis, Joe Biden, pour réclamer un cessez-le-feu et s’est exprimée à plusieurs reprises sur le conflit en cours.


Le terrible bilan pour les populations civiles


Le gouvernement israélien, qui réfute le terme de « génocide » s’était engagé à ne pas tuer de civils palestiniens dans sa réponse militaire à l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre (23) qui a massacré près de 1.200 personnes, certaines vivant dans les kibboutz longeant la frontière gazaouie, d’autres qui assistaient à un festival de musique électronique. 253 civils, dont des vieillards et des bébés, ont été kidnappés par le Hamas et d’autres groupes terroristes. 132 Israéliens sont encore retenus en otage.


Le bilan humain du côté de Gaza s’élève à au moins 30.000 morts parmi la population civile, selon les chiffres du ministère de la santé du Hamas et « qualifiés de fiables par le directeur régional des urgences de l’OMS », comme le relayait la BBC , via son équipe BBC Verify, début mars. Israël a, de son côté, annoncé avoir tué 10.000 combattants du Hamas. En décembre dernier, l’armée israélienne estimait tuer « deux civils pour un combattant du Hamas ».


D’après The Times of Israël , en février 2024, « environ 85 % des 2,3 millions de Gazaouis » ont été déplacés après le 7 octobre 2023 dont « environ 1 million d’entre eux ont afflué à Rafah ». Le manque d’eau potable et la famine grandissante , les denrées de première nécessité – dont des médicaments – ne pouvant être acheminées dans la bande de Gaza, s’ajoutent à la situation humaine déjà désastreuse.


L’attaque du camp de réfugiés à Rafah par l’armée israélienne est survenue une semaine après l’annonce de la Cour Pénale Internationale de lancer des mandats d’arrêt pour « présomption de crimes de guerre et crimes contre l’humanité » à l’encontre de responsables israéliens et palestiniens. Sont concernés le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son ministre de La Défense Yoav Gallant , ainsi que trois chefs du Hamas : son dirigeant dans la bande de Gaza Yahya Sinwar , le chef du bureau politique Ismaïl Haniyeh , et le responsable de la branche armée du Hamas, Mohammed Deïf . Les mandats d’arrêt concernant les dirigeants israéliens ont été dénoncés par Benyamin Netanyahou et le président des Etats-Unis, Joe Biden, leurs deux pays n’ayant pas signé le Statut de Rome reconnaissant, depuis 1998, les compétences de ce tribunal.

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