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J.K. Rowling va rencontrer le parti travailliste pour parler des lois sur la transition de genre


Le Royaume-Uni s’apprête lui aussi à changer de Premier ministre


La France n’est pas le seul pays qui verra peut-être son paysage politique bouleversé dans les jours qui viennent. De l’autre côté de la Manche, les Britanniques sont appelés aux urnes le 4 juillet afin d’élire leur prochain Premier ministre.


Une élection législative anticipée pour eux aussi, réclamée de longue date par les opposants au Parti conservateur en place, et décidée il y a quelques semaines par le Premier ministre Rishi Sunak.


Immigration… et transition de genre


Si, comme dans l’hexagone, l’immigration est l’un des sujets qui alimentent la campagne, la transition de genre l’est également. À l’image d’Emmanuel Macron qui a récemment affirmé que le Nouveau Front populaire était « totalement immigrationniste » et a trouvé « ubuesque » de pouvoir « changer de sexe en mairie », J.K.Rowling a fait part depuis longtemps de sa désapprobation des lois facilitant le changement de genre au Royaume-Uni.


Des propos de l’autrice de la saga Harry Potter qui ont régulièrement été dénoncés comme étant transphobes . Cependant, aux invectives et insultes par médias interposés, le Labour (centre gauche) a préféré la voie de la discussion.


Invitation acceptée


Le Parti travailliste a en effet proposé à la romancière de s’entretenir ensemble afin de discuter de ce sujet. L’idée, comme l’a expliqué Rachel Reeves, probable future ministre des finances de Keir Starmer si le Labour gagne l’élection, est d’expliquer les démarches souhaitées par le parti et la « rassurer ».

« Nous n’allons rien changer autour du sexe biologique et serions ravis de rassurer J.K. Rowling à ce sujet », a précisé la femme politique, comme le rappelle Le Guardian .


L’invitation a été acceptée par J.K. Rowling, qui s’inquiète, entre autres, de la securité des femmes dans les lieux réservés qui leur sont réservés (comme les toilettes publiques ou les vestiaires des salles de sport).


« Je serai ravie de les rencontrer après les entretiens qu’a eus la direction du Labour avec Keep Prisons Single Sex, Lesbian Labour, Women’s Rights Network, Woman’s Place UK et LGB Alliance – au nom des survivantes de violences domestiques et des personnes gay qui ne souscrivent pas à l’idéologie de l’identité de genre, j’aimerais savoir si Angela Rayner (numéro 2 du Labour) considère toujours ces deux dernières organisations comme des groupes de haine », a-t-elle fait savoir sur son compte X .


Fin de campagne


De son côté, Keir Starmer a confié au cours du week-end au tabloïd The Sun« respecter » J.K. Rowling dont les prises de parole ont « mis en lumière des points importants ». Le Parti travailliste souhaite « moderniser, simplifier et réformer la loi intrusive et dépassée sur la reconnaissance du genre par un nouveau procédé » tout en « protégeant les espaces réservés à un sexe unique ».


Les personnes transgenres représentent 0,5 % de la population anglaise et galloise selon le dernier recensement officiel , mais sont régulièrement pointées du doigt par le Parti conservateur, y compris le Premier ministre Rishi Sunak, en se moquant ou en affirmant que le changement de genre représente une menace majeure selon l’ancienne ministre de l’Intérieur britannique Suella Braverman, à qui l’on doit notamment la loi Rwanda , et qui soutient J.K. Rowling.


Un air de France ?


Selon les derniers sondages de la BBC , le Labour party est largement en tête avec 41 % des intentions de vote, devant le parti du Premier ministre de Rishi Sunak à 20 %, au coude à coude avec Reform à l’extrême droite, qui rassemblerait 16 % des intentions de vote.

En effet, ce nouveau parti, mené par Nigel Farage, ancien leader du parti ultra-conservateur Ukip et du parti du Brexit qui a, à plusieurs reprises, apporté son soutien à Marine Le Pen et Donald Trump, semble faire depuis quelques jours une percée significative outre-Manche.

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